Choix de votre futur élevage de korat

Où acheter votre chaton korat ?

On peut penser que de nombreuses années d’élevage sont forcément gage de qualité chez un éleveur.

Pour ma part, je ne saurais que trop vous conseiller de contacter le LOOF afin d’avoir son avis et vous aider à faire un choix. L’acquisition d’un animal ne se fait pas à la légère, et même si le korat est une race rare mieux vaut ne pas sauter sur le premier chat venu sur un coup de tête. Imaginez-vous dépenser une petite fortune pour un chat qui n’est pas sociabilisé (peur, agressivité, malpropreté…), peut-être malade, avec des défauts cachés, ou même avec un pédigree non reconnu en France (ou pas de papiers du tout), et vivre avec lui pendant 15 à 20 ans… Je parle en connaissance de cause…

socialisation
La socialisation intraspécifique pour apprendre à ne pas mordre

Demandez à visiter l’élevage, à voir TOUS les chats et pas seulement les chatons mis à disposition uniquement pour votre visite. Manipulez les adultes ainsi que les bébés. Un korat socialisé n’aura pas peur de l’étranger

Ne vaut-il pas le coup d’attendre quelques mois pour avoir LE chat parfait… ou presque ?

Socialisation d’un chaton

Un chaton bien dans ses pattes

tetee chatons koratLe chat est un animal « nidicole », c’est à dire que le chaton va rester dans le giron de sa mère, dans le « nid », les premières semaines de sa vie (contrairement par exemple au poulain ou au veau, capables dès leur naissance de se déplacer et fuir aux côtés de leur mère). Pendant cette période, puis tout au cours de son développement, il va recevoir de son environnement local et social des informations qui conditionneront ses comportements futurs, et ses capacités d’adaptation à un milieu, notamment à son milieu social, ce qu’on appelle « la socialisation ». La socialisation du chaton est sa capacité à s’intégrer dans un groupe en en comprenant les comportements. On parlera de socialisation « intraspécifique » pour ce qui concerne les comportements entre chats, et de socialisation « interspécifique » pour ce qui concerne les comportements entre le chat et d’autres espèces, dont bien sûr la plus importante est l’homme, mais aussi les chiens, les différents animaux familiers.

On pense que l’essentiel du développement psychosocial commence dans l’utérus de la mère et se poursuit jusqu’à 7 à 12 semaines.

daho chaton koratLa socialisation commence quand le chaton est capable de s’éloigner de sa mère, autrement dit quand il est bien développé d’un point de vue moteur. Il s’éloigne par curiosité, à ce stade il ne perçoit pas la peur! Il doit aussi être capable de mémoriser ce qu’il expérimente.

On pense donc que la phase de socialisation débute vers la 2ème ou 3ème semaine de vie, et se termine entre la 7ème et la 9ème, voire la 12ème quand le milieu est favorable, voir plus bas.

A la fin de ce processus apparaît la « peur de ce qui est nouveau », en même temps que la capacité motrice d’échapper à un danger potentiel.

Autrement dit, si la socialisation n’est pas réalisée au bon moment, ensuite c’est trop tard ! Ce qui se faisait naturellement, devient un processus d’apprentissage complexe où le chaton va devoir « apprendre à connaître » une nouvelle espèce, ce qui est long et délicat.

Une socialisation réussie

Le facteur déterminant pour que la socialisation à une espèce soit réussie (et attention, c’est valable pour une seule espèce et à recommencer pour chaque nouvelle!), c’est que le premier contact soit POSITIF, qu’il apporte quelque chose de positif au chaton. Par exemple, si le premier contact avec un humain est une caresse douce, le chaton étendra cette appréciation positive aux autres membres de l’espèce humaine. si le renforcement est négatif, de la même manière cet aspect négatif sera étendu à tous les autres individus de l’espèce humaine.

Les problèmes liés à une mauvaise socialisation

Les conséquences d’une mauvaise socialisation sont importantes. elles sont le résultat de problèmes de communication avec l’espèce ou les espèces concernées, cela peut aller jusqu’à de la peur, voire de la phobie, des troubles sexuels, de l’agressivité, etc…

La socialisation intraspécifique

socialisation intraspecifiqueAu cours des jeux, qui sont donc très importants, le chaton découvre ses congénères, apprend à communiquer avec eux, découvre la douleur d’une morsure ou d’une griffure…

La socialisation interspécifique (essentiellement socialisation à l’homme)

socialisation interspecifique koratKarsch a montré que le nombre et la durée des manipulations augmentent la socialisation à l’homme, sachant que 40′ donnent de meilleurs résultats que 20′ de manipulations journalières, et qu’au delà de 60′ on ne voit plus de différence. Cela s’appelle « le handling ». La qualité de ce « handling » est fonction qui le réalise. Ainsi, si plusieurs personnes le font, le chaton sera très débrouillard mais assez indépendant et moins attaché à l’homme, mais aussi moins peureux. Par une seule personne, le handling favorisera l’attachement du chaton à cette personne.

Savoir aussi que le milieu de vie est un facteur très important de la socialisation: si le milieu est anxiogène et stressant pour le chaton, alors la période de socialisation est raccourcie ; par contre, si l’environnement est très favorable, alors la période de socialisation s’allonge. D’où l’importance des conditions d’élevage du chaton !…

korat bebeSi on veut un chaton très sociable, il faudrait essayer de le socialiser tôt à toutes les espèces qu’il est susceptible de rencontrer dans sa vie adulte : humains, chiens, lapins, et attention, les enfants constituent une « espèce à part »! étant donné leur comportement souvent imprévisible, les cris qu’ils pussent, etc… A noter aussi: donner à manger aux chatons ne suffit pas à socialiser les chats !

Le « milieu enrichi »

korat sortiePour augmenter les capacités d’apprentissage des chatons et diminuer leur niveau émotionnel, il est conseillé de beaucoup jouer avec les chatons, les stimuler, leur offrir l’opportunité de découvrir des objets très divers, des bruits aussi, des choses à escalader, des endroits où se cacher… Ceci favorise le comportement de jeu et la socialisation !

korat sieste bebeIl a été montré que des chatons élevés dans un milieu « enrichi » de ce type présentaient à 4 semaines des positions de jeu, des comportements ludiques, qui normalement n’apparaissent que vers 5 semaines! Il faut alors se rappeler l’importance du jeu dans la socialisation et le comportement adulte du chat ! De plus, le milieu enrichi permettra au chaton de s’adapter beaucoup plus facilement aux nouveaux endroits, aux changements de toutes sortes…

Accueillir un chat

Pour que votre chat accepte le nouveau

Ne jamais disputer l’ancien

Quand il crache sur le nouveau, c’est une réaction normale de chat, il est sur SON territoire et le défend.

Pas de confrontation directe

korat hankyIl faut IMPERATIVEMENT séparer les deux chats, le nouveau dans une pièce fermée, l’ancien sur son territoire (le reste de l’habitation), ils pourront ainsi se renifler sous la porte et s’habituer peu à peu à leur odeur mutuelle. De plus les microbes de l’un ne sont pas ceux de l’autre, l’un peut incuber ce qui rendra très malade l’autre (coryza, FeLV, FIV, etc…). Une visite vétérinaire du nouveau est également fortement conseillée ; les 2 chats devraient être vaccinés et vermifugés avant toute tentative de mise en contact, voir même testés FIV et FeLV (test rapide fait en 5 minutes chez le vétérinaire).

Utilisez des phéromones

feliwayUtilisez un diffuseur de Feliway Friends. Aller caresser le nouveau avec un petit chiffon derrière les oreilles et sur la commissure de la gueule (là où se trouvent les phéromones) puis frotter doucement l’ancien avec ce chiffon et inversement, frotter l’ancien avec un chiffon puis déposer ses phéromones sur le nouveau. On échangera également régulièrement les coussins et couvertures sur lesquelles les chats se seront lovés, toujours dans le même but, échange de phéromones et odeurs.

Isolez-les au moins 1 semaine

korats sociablesUn minimum de 1 semaine de quarantaine est préconisé, 3 semaines étant l’idéal, ça laisse le temps aux éventuelles maladies de se déclarer et aux chats de comprendre qu’ils vont devoir vivre ensembles. Au bout de quelques jours on pourra inverser les lieux de vie de l’un et de l’autre de temps en temps, permettant ainsi au nouveau de se familiariser avec son nouvel environnement et à l’ancien de renifler les odeurs du nouveau et d’y mettre ses propres marques. Lors de la réunification, il ne faudra pas intervenir lorsqu’il y aura échange de feulements et crachements, et faire les rencontres petit à petit sur une semaine en augmentant le temps de cohabitation au fur et à mesure. Sur la première semaine ne les laisser ensembles qu’en votre présence. Au moment des absences les séparer de nouveau.

Ne changez pas les habitudes de l’ancien

Donnez-lui autant d’attention et de câlins qu’auparavant. Faites jouer les deux chats ensembles en participant vous-même aux jeux et en utilisant une canne à pêche et autre plumeau. Ne JAMAIS crier ni sur l’un, ni sur l’autre, il y a un moment où il faut qu’ils se débrouillent ensembles sans intervention humaine, dans la limite de l’acceptable bien entendu ! Si les chats s’écharpent, on les séparent bien sûr ! Parfois on voit des adaptations très rapides où les chats s’entendent à merveille de suite et puis d’autres fois où c’est un peu plus long. Si l’adaptation est bien faite, il est rare de voir des chats qui n’arrivent pas à s’entendre du tout.

En revanche on peut voir des chats qui vont apprendre à cohabiter et partager le territoire sans trop de soucis mais sans jamais devenir de grands copains. Il faudra faire avec et ne pas être déçu, les chats sont à la base des solitaires territoriaux et il faut composer avec leur caractère de félin.

Malpropreté

Que faire si votre chat urine partout ?

La malpropreté est un comportement très fréquent lorsque le chat vit un malaise ou une difficulté psychologique. Mais avant de conclure à une cause comportementale, il faut impérativement vérifier auprès d’une vétérinaire qu’il ne s’agit pas d’un problème physique, d’une maladie comme la cystite par exemple, qu’il faudrait alors traiter très rapidement. Une fois que cette hypothèse a été écartée, on peut alors se pencher sur les explications comportementales.

C’est si rassurant !

L’élimination a plusieurs fonctions, notamment pour les chats stérilisés. En effet, il n’existe rien de plus rassurant pour un chat que de sentir sa propre odeur, sa carte d’identité phéromonale.

Tant que le chat va bien, il n’a pas besoin de déposer beaucoup de sa propre odeur. Frotter ses joues ou ses flancs sur les objets lui suffit largement. Lorsqu’il est inquiet, il ressent rapidement le besoin de se rassurer en déposant un « paquet » bien plus odorant et plus rassurant : son pipi ou son caca. Pour des chats assez sensibles, le moindre changement dans leur environnement (un nouveau meuble, un nouvel arrivant, un autre chat, un chien, un bébé, un autre adulte…) peut provoquer ces mictions.

Faire ses besoins comporte pour le chat un autre avantage important : « éliminer », au sens propre du terme, c’est aussi « évacuer » une tension. En l’occurrence, le chat, en faisant pipi ou caca, « évacue » un stress, une inquiétude. Le lieu qu’il choisi pour le faire dépend de sa valeur symbolique.

Quelles sont les raisons de ce comportement ?

La malpropreté du chat est la première cause de consultation chez un comportementaliste. Le chat jouit d’une réputation d’extrême propreté. Pourtant, même s’il passe son temps à faire sa toilette, le chat peut tout aussi bien se mettre à faire pipi ou caca en dehors de sa litière à certaines périodes de sa vie. Une gêne pour les propriétaires, surtout si la fréquence est régulière et qu’il le fait dans des lieux qui en énerverai plus d’un : le lit par exemple. Quelles sont les causes d’un tel comportement ? Comment réagir lorsque cela arrive ? Existe-il des solutions ?

Marquer son territoire

Le chat vit dans un monde essentiellement olfactif, voilà pourquoi il se frotte si souvent aux objets ou à nos jambes : il y dépose des phéromones. Or, dans l’urine et dans les fèces, ces phéromones sont présentes en très grandes quantité. Ces molécules, qui sont parfaitement individuelles et uniques à chaque chat, lui servent entre autre à rendre familier le moindre objet de son environnement. Les phéromones servent d’abord à indiquer à d’autre chats « ici, c’est chez moi ». D’ailleurs, un chat non castré marque son territoire par des jets d’urine. Il le fait d’une façon très spécifique : droit sur ses jambes tendues, les fesses face à un support vertical (un coin de mur, de canapé, une plante verte…), et il lance un court jet horizontal. Rien à voir avec un pipi effectué à croupie comme dans la litière. C’est la raison principale pour laquelle on castre un chat. Il ne lui prend normalement plus aucune envie de marquer son territoire après l’opération. Ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on habite dans un appartement, car l’odeur de l’urine du chat non-castré est particulièrement forte.

Familiariser son environnement

Classiquement, un chat éliminera sur des objets ou des meubles dont l’odeur l’inquiètent. Ce type d’accident arrive très souvent sur des objets bien particulier : des sacs, des bagages ou sacs de voyages, des chaussures, des manteaux. Leur points commun : ils apportent avec eux une multitude d’odeurs venues de l’extérieur et qui lui sont inconnues. Le chat viendra donc y ajouter la sienne pour rendre l’objet plus familier. Si ces pipi-cacas n’arrivent qu’une fois de temps en temps, il n’y a vraiment pas de quoi s’en inquiéter non plus, ils ne signifient pas que le chat va mal.

Un déménagement peut entraîner aussi une certaine malpropreté dont le but est le même : rendre plus familier ce qui est inconnu et donc inquiétant.

Mais certains chat, anxieux de nature, prennent la mauvaise habitude de marquer systématiquement tout objet nouveau ou venant du dehors, ce qui devient très problématique pour les maîtres. Il faut alors re-conditionner le chat à éliminer dans sa litière plutôt que sur les objets nouveaux, et cela demande du temps.

Évacuer une énergie négative

Lorsqu’il y a des troubles de la relation entre un propriétaire et son chat (c’est alors l’odeur du maître qui est inquiétante), celui-ci peut se mettre à éliminer sur des endroits où la personne s’installe habituellement : sur sa place de canapé, sur son lit, sur ses sous-vêtements, dans la baignoire ou sur le tapis de bain, etc. L’odeur humaine y est très forte et porte donc en elle le souvenir très présent du maître. Exemple : un membre de la famille a tendance à s’emporter contre le chat lorsque celui-ci fait des bêtises. Le chat se méfie donc de cette personne et craint ses réactions soudaines. Il ira donc faire pipi ou caca sur son oreiller ! En y mettant son odeur, il sera une peu plus rassuré. Rien à voir, donc, avec de la vengeance !

Cela se produit bien souvent dans la chambre des enfants lorsque ceux-ci ont tendance à taquiner le chat plus que de raison…

Mais le chat peut tout aussi bien éliminer sur des lieux qu’il apprécie pour les rendre encore plus familiers et rassurant. Par exemple sur le fauteuil où il dort habituellement, ou sur une couverture qu’il adore ou même sur les vêtements de ses maîtres alors même qu’ils n’ont rien à voir avec ce qui l’inquiète.

Que faire ?

Il faut savoir que plus un chat est anxieux ou stressé, plus il aura tendance à vouloir éliminer, toujours pour se « décharger » et « évacuer » l’énergie négative. La fréquence de ces « petits cadeaux » dépend entre autre du contexte, de l’état du chat à un moment précis, et de son tempérament général (est-il stressé de nature ?) et on l’oublie trop souvent, de la réaction de ses maîtres.

En effet, on peut tout à fait conditionner le chat à rester malpropre par nos seules réactions ! C’est très simple à comprendre : un chat qui se soulage parce que quelque chose le stresse ne peut pas comprendre qu’on le punisse ou qu’on le réprimande, encore moins qu’on lui mette le nez dedans ! Cela provoque en fait l’effet parfaitement inverse : minou va être encore plus stressé, et les un ou deux pipis ou cacas occasionnels vont devenir quotidiens parce que le chat attend avec anxiété la réaction « incompréhensible » de ses maîtres. Cette attente étant très stressante, il va se soulager à nouveau, et c’est un véritable cercle vicieux.

La meilleure des réactions : aucune ! Quand on nettoie, à l’eau simple, sans détergents, on ignore le chat, sans le bouder, et on va le rassurer par des mots doux ou des caresses un peu plus tard. C’est encore la solution la plus radicale pour faire cesser ce problème.

Avant de conclure à un trouble du comportement, il ne faut pourtant pas hésiter à penser plus simple : la litière est-elle trop nettoyée (donc pas assez d’odeur rassurantes) ou pas assez nettoyée ? N’est-elle pas trop proche de la nourriture ? Un ou deux mètres de distance entre les deux est nécessaire. Se situe-elle dans un endroit où il y a beaucoup de passage ? On apprécie tous de pouvoir être tranquille dans ces moments là…! N’y a t-il pas trop d’odeurs « parasites » qui camouflent trop bien l’odeur de minou, comme des détergents très puissants ou des litières parfumées par exemple ?

Il existe une multitude de situations qui peuvent pousser un chat à éliminer en dehors de sa litière, et lorsque cela se pérennise, il ne faut pas hésiter à faire appel à un comportementaliste, car des solutions parfois très simples à mettre en place existent.